LE GRAND CONTINENTAL À SANTIAGO

Après le succès du Super Méga Continental, qui rassemblait 375 danseurs sur la place des Festivals à Montréal, Sylvain s’envolait pour Santiago pour entamer le processus de répétition de la mouture chilienne du spectacle.

Au début du mois de janvier, Le Grand ContinentalMD ouvrait la 25e édition du Festival Internacional Santiago a Mil. Après avoir répété pendant des mois, les quelque 160 Chiliens de la distribution ont présenté le fruit de leur labeur dans trois différents lieux de la capitale. La dernière représentation avait lieu sur la Plaza de la Constitución, devant Le Palacio de La Moneda, siège de la présidence du Chili. Un lieu hautement symbolique pour les danseurs.

L’attachement des participants envers Le Grand ContinentalMD peut parfois leur faire faire des folies ! La preuve, Patricia Vial a souhaité prolonger son expérience du Super Méga Continental en retrouvant sa terre natale et en plongeant dans l’aventure à Santiago. Danser deux grands continentaux dans la même année, c’est ambitieux!

Découvrez le récit de son périple ci-dessous!

lgc-santiago Le Grand ContinentalMD à Santiago © Taras Overchuck

UN PREMIER CONTINENTAL EUROPÉEN

Le Grand ContinentalMD traversera l’Atlantique en mai prochain. Sur l’invitation du Potsdamer Tanztage 2018, 150 danseurs allemands donneront vie à cette toute première cuvée européenne. D’ailleurs, Sylvain s’est récemment rendu à Potsdam afin de recruter sa prochaine brigade. Les répétitions débuteront à la fin du mois de février.

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Sylvain en pleine séance de recrutement à Potsdam © Fabrik Potsdam

LE PLUS IMPOSANT DES CONTINENTAUX

Le printemps s’annonce chargé en énergie «continentalienne». En effet, tout juste après Potsdam, c’est le Festival Luminato de Toronto qui accueillera la plus contemporaine des danses en ligne. Les premières auditions ont eu lieu en janvier dernier. D’autres se tiendront au courant de la prochaine semaine pour compléter la plus imposante distribution à ce jour : 400 danseurs. Torontois, vous rêvez de libérer le danseur en vous sur l’immense Nathan Philips Square en juin prochain ? C’est votre chance !

–> Détails et inscriptions

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Le Grand Continental
MD at Luminato: First look © Luminato Festival

JOURNAL D’UNE EXPATRIÉE DU SUPER MÉGA CONTINENTAL AU CHILI – CONCLUSION

Le Grand Continental Chile est fini, mais l’amour infini me montera dans l’âme !

Cinq heures du matin, au retour de notre « carrete », ou virée des pubs, de ma cour, je regarde les étoiles. Il y en a une qui scintille beaucoup, toute ronde et brillante.

Sûrement une planète. Laquelle ?

Aucune idée. Mais on va dire Vénus, parce que je suis amoureuse, éperdument !

Amoureuse de notre foule sentimentale. Ses bisous ses câlins, ses épaules pour pleurer, nos fous rires niaiseux qui me ramenaient en quatrième année, et les jeunes qui me bécotaient et m’appelaient tante Pati.

¡Tía Patiiii!

Et la danse lascive et enjouée ! Les tenues recherchées ! Le soin que prenaient filles et gars pour se pomponner, se maquiller et se coller des brillants en arrivant pressés du travail dans la ville énorme et compliquée, sous un soleil de plomb. La tendresse avec laquelle on a offert des cadeaux à Sylvain. L’amitié et l’esprit d’équipe avec lequel on a marché en grosse gang et pris d’assaut un pub de la Plaza Brasil jusqu’aux petites heures du matin. La joie et la complicité avec laquelle on a échangé, au pub, mais aussi pendant les pauses, dans le métro et chaque fois que l’on covoiturait ou lorsque nous avons répété dans des parcs.

Amoureuse de Sylvain aussi, bien sûr. Sa conscience, sa patience, sa bonté, son regard, son sourire, ses biceps, ses aisselles, sa nuque, ses mollets, oups ! J’étais où là ? Je regardais quoi ?! Qu’est-ce qu’y disait coudonc ? Ayoye !!

Amoureuse des effets du Continental : Un danseur parlait hier de l’arrivée de la femme de Sylvain, une dame blonde.

Je lui ai dit que Sylvain n’avait pas de femme, mais un mari, un compagnon de vie.

À cet instant précis, comme par magie, deux beaux grands jeunes barbus velus ont littéralement fondu l’un dans l’autre. Ils sont restés tendrement enlacés jusqu’aux petites heures du matin.

Personne ne savait qu’ils formaient un couple !

Yes !

La semaine de spectacles a passé très vite évidemment. Chaque spectacle lui-même a passé à une vitesse vertigineuse, et le dernier, à la Place de la Constitution dans une sorte d’état second. Encore plus vite. J’ai quand même pris la peine de bien regarder la statue de Salvador Allende et la Moneda, tellement belle le soir. Mais le plus beau c’était de nous regarder danser, être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Quand je réussis à nous voir sans me déconcentrer c’est l’enchantement !

J’ai adoré tous les lieux où l’on a dansé dans leur diversité ! Complétement charmée par la mairesse de Peñalolén. C’était jouissif de l’écouter expliquer, qu’elle refusait de jeter de l’argent en l’air avec des feux d’artifices du jour de l’an, et préférait investir dans le sport et la culture !

Puis, elle a procédé au lancement de l’excellent programme d’activités estivales gratuites de sa commune, avec son délicieux slogan : ¡Para pasarlo bien, Peñalolén!

Elle a ensuite offert un présent à Sylvain, et un maître de cérémonie nous a annoncés, en bonne et due forme.

Adorable !

Magnifique espace aussi le stade intérieur Chimkowe de Peñalolén, dont le nom signifie lieu de rencontre, en Mapudungún.

Côté sensoriel, la plus belle expérience a été dans le terrain de l’école Millantu, commune de Macul. Nous dansions dans un secteur où l’on voit et sent très proche la cordillère, dans une température idéale, de la brise et un ciel bleu avec de tout petits, petits, moutons ronds.

Le bonheur quoi !

Patricia Vial – Continentaleuse

JOURNAL D’UNE EXPATRIÉE DU SUPER MÉGA CONTINENTAL AU CHILI – PARTIE 4

Six heures, l’heure de la brise délicieuse. Quelques participants rigolent aux tables de pique-nique sur le gazon autour de notre piste de répétitions. Paola profite de ma bonne humeur pour m’encourager à venir enfin me faire prendre en photo…

Le confessionnal de Paola

Pourquoi es-tu ici ?

Avec sa fascinante longue et lisse crinière grise derrière son objectif, Paola Arias crée un précieux répertoire photo des danseurs.

Depuis quelques semaines, à partir de six heures elle installe son mini studio photo, sur les prémisses du Continental et nous attend.

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Paola qui installe son studio.

Elle a eu l’idée géniale de nous photographier en faisant notre mouvement préféré.

Mais auparavant, elle prend une photo de notre visage.

On doit fermer les yeux et se rappeler pourquoi on est là. Puis, à son signal, on ouvre les yeux, on le lui dit, elle écoute, et au moment opportun elle clique.

Hier je me suis prêtée au jeu, les photos sont très réussies, mais j’ai répondu n’importe quoi. Que je voulais danser sur la Place de la Constitution. Que dans les années 70, je dansais devant l’émission culte Música libre.

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C’est moi! ©Paola Arias

C’est vrai tout ça, mais ce n’est pas pour ça que je suis là.

Je n’ai pas eu le courage de cette participante, qui a raconté qu’elle dansait pour guérir d’une grande blessure, et que son mouvement préféré était celui où l’on se cajole soi-même, en se dandinant. Dans la chorégraphie India.

«¡Acuérdate que te viniste desde Montreal!»

«Souviens-toi que t’es venue de Montréal !» Me dit la voix derrière l’objectif.

Mon mouvement préféré n’est pas celui où l’on s’auto cajole, même si je l’aime bien aussi, et que j’ai tant besoin de me faire «apapachar».

Se faire apapacher tiens, me semble que ça se comprend tout seul même en français.

Je suis venue danser parce que j’ai besoin de chaleur humaine, de rire, de jaser et de me faire cajoler au Chili.

Je voulais me faire des amis.

On verra…

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Mon mouvement préféré ©Paola Arias

 

Journal d’une expatriée du Super Méga Continental au Chili – Partie 3

Depuis le retour de Sylvain…

Quand le chat est là, les souris dansent en ligne.

C’était la première clinique du samedi depuis son retour, et nous accueillions Sylvain à grands oh réjouis et irrévérencieux !

Ces oh traduisaient des : «Bien sûr que tu nous mets à ta main Sylvain, et que nous voulons te donner le meilleur, mais on va jaser encore un peu, et donner des becs à tous nos amis de la ligne, même si ça fait trois fois que tu nous demandes d’aller à nos marques. »

Comme hier soir…

Parce que comme ça, c’est plus l’fun !

Et des : «T’as beau vouloir fermer le groupe et tant pis pour les absents, parce qu’il ne faut pas qu’il y ait de trous dans les lignes, ben vendredi c’est la Fête de l’Immaculée, et jeudi après le boulot on veut fuir Santiago, ça fait qu’on va manquer la répétition.»

Ça c’était mercredi dernier, 6 décembre.

Parce que l’immaculée c’est important, et les congés, c’est sacré !

Même si on est vraiment heureux que tu sois de retour : Heureux comme des chiens avec des puces ! Comme des tortues avec des roues ! Comme des cochons dans la boue, celle-là tu la connais, et ben on a la même !

Les cliniques de mouvements ont lieu au Centre Culturel Nimiku, un espace important pour la danse et la culture alternative, dans la commune de Ñuñoa. Les salles de répétitions se trouvent dans l’ancienne cour intérieure d’une maison du début du 20e siècle. Une survivante des promoteurs immobiliers qui rasent sans merci le patrimoine architectural de Santiago à vitesse grand v.

Santiago mon berceau cruel mon amour ma douleur !

Notre hôtesse chez Nimiku avait préparé du jus de fruit naturel et du bon café et il y avait aussi des cakes à prix d’ami pour ceux qui en voulaient. Moi j’avais déjà déjeuné, avec les œufs de poule joyeuse d’une voisine. Très en vogue les œufs de poule joyeuse par ici. Le mini market du coin qui ouvrait officiellement à 8 :30, était paisiblement fermé à neuf heures.

Santiago mon berceau dégingandé mon amour ma douleur.

Je demande à une dame qui promenait son chien où est-ce que je pourrais acheter des œufs. «Pourquoi voulez-vous des œufs si de bonne heure ?» «Mais pour les manger, pour déjeuner !» «Bon, allez, venez, on va aller en chercher chez moi, je ne sais pas ce qu’il y a d’ouvert ce matin autour.» Et elle tire sur la laisse de son vieux bouledogue qui ne comprend rien à l’affaire.

Santiago mon berceau douillet mon amour ma douleur, aouch.

Je loue une chambre de bonne dans la commune de Ñuñoa, à quinze minutes en bus de l’espace Nimiku, dans une jolie maison des années 50, dont les jours sont comptés. Les promoteurs immobiliers ont déjà signé, on va raser tout le pâté de maisons. Ma chambre donne sur une cour gazonnée avec un bougainvillier et un citronnier.

Aouch !

Mais revenons à la salle de répétitions de Nimiku.

J’y retrouve les températures torrides du sous-sol de Notre Dame du Rosaire, mais dans un espace étroit, avec un plancher de caoutchouc noir et dont le plafond est un puit de lumière.

Le soleil réchauffe le pelage miteux d’un chat noir et maigre qui roupille dans des gradins.

Il s’étire et jette un regard entendu sur notre Cueca québécoise, il trouve que c’est beau, un peu dégingandé, mais beau, et il trouve que ça va bien.

Il nous attend samedi.

Patricia Vial – Continentaleuse

 

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Journal d’une expatriée du Super Méga Continental au Chili – Partie 2

…la suite :

Santiago, le mercredi 29 novembre, à une semaine du retour de Sylvain :

Nous avons franchi une étape importante hier soir !

Barbara, notre directrice artistique nous a annoncé, que nous avions appris toutes les chorégraphies du Grand Continental Chile, et que nous entrions dans la phase de finition.

Le moment est venu de vous présenter l’équipe qui rend possible ce projet à Santiago :

Chaleureuse, enthousiaste, Katia, notre productrice, qui a fait de l’insomnie avant de trouver enfin notre espace de répétition !

Précise et excellente interprète du langage de Sylvain, Barbara, notre directrice artistique et traductrice, qui doit encore faire passer des auditions à de nouveaux participants, pour maintenir le quorum.

Et, supervisés par Barbara, nos enseignants :

Réfléchie et vraiment efficace, Ana, malgré sa crainte de tomber de la table lors des nombreux déplacements et changements de front de la Cumbia…

Toute en douceur Daniela, très discrète, mais pro active et précise dans ses corrections, tellement belle sur la Cueca.

Pince sans rire et taquineur invétéré, Magnus, très précis et efficace, excellent dans la clinique de mouvement !

Compréhensive et généreuse de tous ces trucs mnémotechniques, Paulina excellente dans la clinique de mouvement !

Calme et excellent à nous sensibiliser à l’image d’ensemble, Rodrigo partage toujours les petits noms qu’il donne aux séquences et aux mouvements.

Et Christian, notre éminemment sympathique DJ, mon chouchou.

Ensemble on travaille fort pour que, à son retour, Sylvain nous gratifie d’un de ses : « J’ai eu une émotion… » qu’il prodigue parfois, avec une teinte d’ironie, la main au plexus.

Et bien sûr pour mener à bien ce Grand Continental Chile, qui culminera le 5 janvier par un dernier spectacle sur la Plaza de la Constitución.

Les fameuses images du coup d’État, le 11 septembre 1973 avec la Moneda fumante des bombardements et les francs-tireurs aux fenêtres des buildings autour, ben c’est là.

Les membres du parlement qui sortent flanqués de mitraillettes, c’est là. Les résistants piétinés et rués de coups de crosse dans les rues transversales, c’est là.

Ben c’était là.

Mais les mêmes buildings sont encore là.

J’y suis allée lundi soir, au retour d’une improbable escapade au village de Los Andes sous trop de soleil. Du terminus, j’ai marché jusque là pour me rappeler pourquoi je suis venue danser à Santiago.

Il y régnait une langueur apaisante.

La brise ondoyait les nombreux drapeaux, du Chili évidemment.

Y en a donc ben des drapeaux, sur ce square revampé par le Président Piñera en 2013.

Nous danserons sous les drapeaux et je vous raconterai…

Patricia Vial – Continentaleuse

Journal d’une expatriée du Super Méga Continental au Chili – Partie 1

Soir de répétition du Super Méga Continental au stade olympique, août 2017

Je prends mon courage à deux mains et traverse l’immense hall gris.

De sa table jambes ballantes, torse aux aguets, Sylvain me regarde venir vers lui…

Et non, il ne répond pas :

« Ah, c’est toi la Chilienne qui a écrit à Nathalie ! Mais bien sûr que tu peux participer au Continental de Santiago si ça te tente ! »

Il pète gentiment ma balloune, mais propose de me tenir au courant si je veux.

Je lui souhaite gentiment la meilleure des chances au Chili, et me propose de bouder pour l’éternité.

Matin de la première du Super Méga Continental, 15 septembre 2017

Une lumière dorée remplit ma cuisine et mon cœur débordant de gratitude. Trêve d’éternité rabougrie. Comme tous les danseurs, j’écris mes sincères remerciements à Sylvain pour l’expérience extraordinaire que nous vivons.

Soir de première du Super Méga Continental, Agora Hydro-Québec de l’UQAM, 15 septembre 2017

Sylvain prend la peine, un soir de première, de venir me chercher, pour me présenter à Andrea et sa fille, deux participantes chiliennes.

Je ne savais pas ce soir-là que, encouragée par Andrea, j’allais montrer ma détermination et venir danser à Santiago.

Santiago de Chili, matin du 15 novembre 2017

Nous répétons depuis le 10 octobre.

Les chorégraphies sont superbes ! Et difficiles !

Les danseurs sont franchement bons, des éponges, les plus jeunes surtout et ils en veulent, en mangent. Ils apprennent très vite !

Sympathiques, enthousiastes, drôles, solidaires !

Quand nous devions apporter des mouchoirs pour danser la cueca, une participante en avait apporté plusieurs pour ceux qui les auraient oubliés…Depuis hier soir, nous répétons dans un nouvel espace, plus loin du métro, et quatre personnes sont allées offrir des places dans leur auto à la fin de la répétition. Une autre en avait offert sur notre page Facebook.

Résilients : Changements d’horaire, de température, répétitions annulées. Rien ne semble miner leur moral ni leur enthousiasme ! Les miens oui, j’avoue, sont chancelants, chaque fois qu’il y a des répétitions annulées… Et chaque fois, je me dis comme un mantra la consigne que Sylvain nous avait donnée cet été au stade : « Attention à vos réactions… » « Attention à vos réactions… »

Le groupe adore Sylvain, on rit beaucoup avec lui, et on s’est rué pour l’embrasser avant son départ, et lui dire comment il était patient et gentil…

Nous travaillons depuis fin octobre avec l’équipe de danseurs professionnels, et ils alternent pour nous enseigner à tour de rôle, toujours avec la responsable. C’est intéressant.

Voilà…

À suivre…

Patricia Vial – continentaleuse

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LE SUPER MÉGA CONTINENTAL UN SUPER MÉGA SUCCÈS

La place des Festivals était bien vivante la fin de semaine dernière, habitée par les 375 danseurs amateurs du Super Méga Continental, de Sylvain Émard. Coprésenté par le Festival TransAmériques, dans le cadre de la programmation officielle du 375e anniversaire de Montréal et de KM3, ce gigantesque set carré contemporain a renversé les 22 000 spectateurs réunis autour de cette super méga distribution.

 « (…) un moment de danse, de beauté, de solidarité et d’émotion.» Claude Deschênes, journaliste

Les danseurs ont foulé la place des Festivals comme de vrais professionnels. Pour eux, ces quatre représentations marquaient le coup final de leur investissement dans ce projet. Il leur aura fallu pas moins de 150 heures de répétition, échelonnées sur 12 semaines, pour s’approprier le langage chorégraphique de Sylvain Émard. Tout un défi, qu’ils ont relevé haut la main. Chapeau!

Ce spectacle monumental est aussi une expérience humaine enrichissante. Un projet hors norme qui rassemble, rapproche en plus de contribuer au BIB (bonheur intérieur brut), pour citer Odette Hélie, danseuse du Super Méga Continental.

« En balayant la piste du regard, ce qui attrapera l’œil, par-dessus tout, ce sont les sourires et la joie sincère qui anime les danseurs. Devant tant d’engagement soutenu, on se retrouve, soi-même, par le regard, par le rythme qui s’empare du corps, engagé dans ces grandes chaînes dansantes qui s’entrelacent, s’imbriquent et se complètent avec harmonie.» Mélanie Carpentier, JEU, Montréal, Canada,16 septembre 2017

 

Le Super Méga Continental © Robert Etcheverry

Le Super Méga Continental © Robert Etcheverry

CAMPAGNE DE FINANCEMENT LE SUPER MÉGA DÉFI

La première mondiale du Super Méga Continental coïncidait aussi avec la soirée-bénéfice de Sylvain Émard Danse. Après avoir assisté à la représentation dans le gradin VIP, les convives se sont dirigées vers l’Édifice Wilder pour poursuivre les festivités. Une campagne de financement qui a gonflé les coffres de l’organisme de plus de 65 000$!

Les dons recueillis permettront à la compagnie de poursuivre sa mission de création, de production et de diffusion, tant sur les scènes nationales qu’internationales. Sylvain Émard Danse tient donc à remercier chaleureusement les deux coprésidentes d’honneur Sophie Ducharme, vice-présidente associée, affaires publiques, Banque Nationale, et Danielle Proulx, comédienne, le comité de financement, les danseurs issus des milieux artistique, médiatique et des affaires, l’animatrice Myriam LeBlanc, les partenaires, ainsi que les donateurs et collaborateurs qui ont contribué à la réussite de cette collecte de fonds. Merci aussi à tous les danseurs de la distribution qui ont participé de près ou de loin au Super Méga Défi.

Vous avez vu Le Super Méga Continental et vous souhaitez soutenir la compagnie dans ses projets futurs ? Il est toujours possible de faire des dons.

 

Les danseurs des milieux artisitique, médiatique et des affaires © Robert Etcheverry

Les danseurs des milieux artisitique, médiatique et des affaires © Robert Etcheverry

LE GRAND CONTINENTAL À SANTIAGO

Le Grand ContinentalMD ajoute une nouvelle destination à son parcours international : le Chili. En janvier prochain, 150 danseurs amateurs donneront le coup d’envoi à la 25e édition du Festival Internacional Santiago a Mil. Sylvain Émard s’envolera vers Santiago en octobre pour lancer les répétitions. La distribution, qui a été recrutée en août dernier, l’attend de pied ferme, prête à être continentalisée!

 

Le Super Méga Continental © Robert Etcheverry

Le Super Méga Continental © Robert Etcheverry

LES AUDITIONS POUR LE SUPER MÉGA CONTINENTAL VONT BON TRAIN

La compagnie est actuellement à la recherche des 375 danseurs qui formeront les rangs du Super Méga Continental, présenté en septembre prochain sur la place des Festivals à l’occasion du 375e anniversaire de Montréal. La semaine dernière, près de 250 personnes ont participé aux auditions à Circuit-Est centre chorégraphique et ont donné le meilleur d’elles-mêmes sous le regard attentif de Sylvain Émard. Fébrilité et talent étaient au rendez-vous.

Rappelons qu’il n’est pas trop tard pour tenter sa chance puisque trois autres séances d’audition auront lieu la semaine prochaine.

Mercredi 15 mars 2017 à 19 h
Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord
12004, boul. Rolland

Samedi 18 mars à 14h
Centre culturel Notre-Dame-de-Grâce
6400, av. de Monkland

Dimanche 19 mars à 14h
Maison de la culture Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension
Auditorium Le Prévost, 7355 av. Christophe-Colomb

Pour s’inscrire à l’une de ces séances, il faut remplir ce formulaire.

 

Auditions du Super Méga Continental à Circuit-Est centre chorégraphique.

Auditions du Super Méga Continental à Circuit-Est centre chorégraphique.

LE GRAND RETOUR SUR SCÈNE DE SYLVAIN ÉMARD

2017 sera l’année de tous les contrastes pour le créateur, puisque parallèlement à son travail sur Le Super Méga Continental, Sylvain Émard offrira très bientôt son solo Le chant des sirènes. Un spectacle intime à découvrir en première mondiale à l’Agora de la danse du 5 au 8 avril prochain dans le nouvel Espace danse de l’édifice Wilder.

Après 15 ans d’absence, le chorégraphe remonte sur les planches et redécouvre en lui un danseur changé par les années, devenu fascinant territoire d’expérimentation. Dans cette partition vibrante, il sonde les états d’être d’un homme qui veut croire que tout n’est pas perdu. Portant son espoir comme un étendard subversif, il refuse de céder au scintillement des mirages et danse envers et contre tout, tel un maestro solitaire habité par les rugissements du monde.

>>> Billets

 

Clip Le chant des sirènes. © Jérémie Battaglia.

Clip Le chant des sirènes. © Jérémie Battaglia.

 

Lyne Robichaud remporte le Prix Personnalité Arts-Affaires 2016

Lundi après-midi, le Conseil des arts de Montréal et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain dévoilaient les lauréats des 10e Prix Arts-Affaires de Montréal. Ces distinctions récompensent chaque année des entreprises et des personnalités qui se sont illustrées en offrant un soutien substantiel aux arts.

Parrainée par Sylvain Émard Danse, Lyne Robichaud a remporté le Prix Personnalité Arts-Affaires. Avocate associée du cabinet Legault Joly Thiffault, elle siège au conseil d’administration de la compagnie depuis 10 ans et en est la présidente depuis 2009. Son engagement infaillible, sa créativité et sa ténacité ont entraîné une croissance significative de l’organisme aux cours des dernières années.

« J’ai toujours été passionnée par les arts de toute nature, surtout par les arts de la scène et en particulier par la danse contemporaine. Ma décision de m’engager auprès de Sylvain Émard Danse est en quelque sorte naturelle pour moi. Et lorsqu’on a la chance de côtoyer des personnes aussi inspirantes que Sylvain Émard et Maya Daoud, les codirecteurs de la compagnie, on ne voit pas le temps passer », dit-elle.

En 2010, pour les vingt ans de Sylvain Émard Danse, elle a l’idée brillante d’adapter le désormais célèbre Grand ContinentalMD pour en faire un spectacle-bénéfice original et couru, permettant à la compagnie de se démarquer dans le paysage de la levée de fonds. Le succès de la première mouture de cet événement, où une trentaine de gens d’affaire et de vedettes interprètent cette danse en ligne contemporaine, se répète lors des trois éditions suivantes, en 2012, 2013 et 2015. En 2015, la soirée-bénéfice qui soulignait les 25 ans de la compagnie a généré 88 000 $ : un résultat tout à fait exceptionnel que l’on doit entre autres à l’extraordinaire pouvoir de persuasion de Lyne Robichaud.

En plus de sa contribution considérable au chapitre du financement privé, Lyne Robichaud offre son appui dans divers dossiers centraux : en 2006-2007, son expertise est cruciale lors de la négociation avec l’Union des Artistes de la première convention collective de la compagnie. Elle offre alors 150 heures de travail, pour une valeur de 45 000$. C’est elle également qui conseille à Sylvain Émard Danse d’enregistrer Le Grand ContinentalMD comme marque de commerce déposée, pour protéger le concept devenu très populaire. En 2011 et 2012, le cabinet Legault Joly Thiffault mène gracieusement à bien ces démarches et effectue depuis la surveillance de cette marque.

Ce Prix Arts-Affaires vient souligner de façon prestigieuse la contribution majeure de Lyne Robichaud aux activités de Sylvain Émard Danse. Son apport s’annonce tout aussi important pour les années à venir : en 2017, à l’occasion du 375e anniversaire de Montréal, Sylvain Émard rassemblera 375 danseurs amateurs sur la place des Festivals, pour interpréter Le Super Méga Continental. Lyne Robichaud épaule l’équipe dans ses recherches de commanditaires, essentiels à la tenue de ce projet gigantesque, très attendu par les Montréalais. Elle travaille déjà activement sur la campagne de financement de 2017 autour du Super Méga Continental. Préparez-vous, gens d’affaires, elle risque de vous inviter à danser !

Sylvain Émard Danse adresse toutes ses félicitations aux autres lauréats des Prix Arts-Affaires: Groupe Jean Coutu (catégorie Grande Entreprise), parrainé par Alchimies, créations et cultures (Festival du monde arabe), Compagnie et cie, parrainée par l’ATSA et Royal Photo, parrainé par Kino’00 (catégorie PME), ainsi que Joanie Lapalme, soutenue par l’Opéra de Montréal (catégorie Relève d’affaires).

Premier rang : Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Sylvain Émard, Lyne Robichaud, Avocate associée du cabinet Legault Joly Thiffault et présidente de Sylvain Émard Danse, Manon Gauthier, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, responsable de la culture, du patrimoine et du design, d'Espace pour la vie et du statut de la femme, Anne-Marie Laoun, présidente de Georges Laoun Opticien, porte-parole des Prix Arts-Affaires. Deuxième rang : Jan-Fryderyk Pleszczynski, président du Conseil des arts de Montréal, Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. © Normand Huberdeau/Groupe NH photographes

Premier rang : Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Sylvain Émard, Lyne Robichaud, Avocate associée du cabinet Legault Joly Thiffault et présidente de Sylvain Émard Danse, Manon Gauthier, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, responsable de la culture, du patrimoine et du design, d’Espace pour la vie et du statut de la femme, Anne-Marie Laoun, présidente de Georges Laoun Opticien, porte-parole des Prix Arts-Affaires. Deuxième rang : Jan-Fryderyk Pleszczynski, président du Conseil des arts de Montréal, Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. © Normand Huberdeau/Groupe NH photographes