Sylvain Émard

Artiste prolifique de notoriété internationale, Sylvain Émard crée sa compagnie, Sylvain Émard Danse, en 1990. D'une théâtralité marquée à ses débuts, son travail s’oriente rapidement vers une danse plus formelle. Depuis Ozone, Ozone (1987), son premier solo, jusqu’au septuor masculin Ce n'est pas la fin du monde (2013), Sylvain Émard explore le territoire de la nature humaine à travers la puissance du corps. En 2017, après 15 ans d’absence, Sylvain Émard remonte sur scène dans un tout nouveau solo, Le chant des sirènes. Aujourd'hui, son répertoire compte une trentaine de pièces originales dont la résonance s'étend bien au-delà du Québec.

Reconnu pour le raffinement et la précision de sa gestuelle, Sylvain Émard en surprend plus d’un en créant Le Grand ContinentalMD au Festival TransAmériques, en 2009. Depuis, cette danse en ligne contemporaine a fait bouger près de 2500 danseurs amateurs locaux à travers le Canada, les États-Unis, le Mexique, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande et le Chili, attirant pas loin de 105 000 spectateurs. En septembre 2017, Le Super Méga Continental rassemble 375 danseurs sur la place des Festivals pour célébrer le 375e anniversaire de la métropole de façon monumentale.

Créateur rigoureux et inventif, Sylvain Émard navigue dans différentes sphères artistiques. C’est ainsi que Robert Lepage l’invite à mettre en mouvement l’opéra 1984 de Lorin Maazel, présentée notamment au Covent Garden à Londres et à La Scala de Milan. À la demande de René-Richard Cyr, qui en assure la mise en scène, Sylvain Émard signe la chorégraphie de Demain matin, Montréal m’attend, au Théâtre du Nouveau Monde.

Récipiendaire de plusieurs récompenses dont le prestigieux prix Jean A. Chalmers en 1996 pour l’ensemble de son œuvre, Sylvain Émard est nommé Personnalité de la semaine La Presse/Radio-Canada pour Le Grand ContinentalMD en 2011. Il est également cofondateur de Circuit-Est centre chorégraphique.