Historique

 

 

 

 

 

Depuis sa fondation en 1987, Sylvain Émard Danse est en évolution constante, avec plus d’une vingtaine d’œuvres inscrites à son répertoire. Ses premières pièces Ozone, Ozone, L'Imposture des sens (1989), De l'Éden au Septentrion (1990) Retour d'exil (1991) représentent un point de jonction entre le théâtre muet et le langage dansé. En 1990, le chorégraphe reçoit le prix Jacqueline Lemieux du Conseil des Arts du Canada.


Terrains Vagues (1993) affirme clairement le style de Sylvain Émard, qui délaisse ses références théâtrales au profit d’une danse plus formelle. Trois tonnes de terre composent la scénographie marquante de cette œuvre, qui soulève l'enthousiasme du public et de la critique tant ici qu'à l'étranger.

Avec Rumeurs (1996), un quintette pour hommes coproduit avec le Festival Danse Canada, le chorégraphe explore l'âme humaine à travers le thème de la mémoire. La pièce obtient un succès sans précédent : assistance exceptionnellement élevée et critiques plus qu'élogieuses donnent un nouvel essor à la compagnie. En 1996, Sylvain Émard Danse est lauréat pour la danse au Grand Prix du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal. Cette même année, Sylvain Émard se voit remettre le prestigieux prix Jean A. Chalmers de chorégraphie pour l'ensemble de son oeuvre. Cette reconnaissance, la plus haute distinction en danse au Canada, constitue un vif encouragement pour l'artiste.

Avec la création de Mensonge Variations (1998), pièce pour six danseurs, Sylvain Émard approfondit l'aspect formel du mouvement dans le but d'en dégager son sens caché. Après une première mondiale remarquée à Montréal, la compagnie entame une tournée québécoise avant d'être invitée pour la première fois à Paris dans le cadre du Printemps du Québec en France.


En 2000, Sylvain Émard ressent l'envie de retrouver la scène en tant qu'interprète. C'est alors que prend forme Te souvient-il?, un duo qu'il élabore avec sa complice de longue date, la chorégraphe Louise Bédard. La création s'appuie sur le travail scénographique de l'artiste peintre Pierre Bruneau, collaboration qui marque le début d'un nouveau cycle de création pour Sylvain Émard et qui vise l'intégration d'œuvres plastiques au travail chorégraphique. Acclamée comme une oeuvre unique, à l'image de la maturité artistique des deux chorégraphes-interprètes, Te souvient-il? connaît un parcours de diffusion exceptionnel avec plus de 50 représentations à travers le Québec, le Canada, le Mexique et la France.

Scènes d'intérieur voit le jour en octobre 2001. Première coproduction internationale de la compagnie, Scènes d'intérieur fait l'objet d'une collaboration liant Sylvain Émard Danse, le Studio de l'Agora de la danse de Montréal et le Centre culturel Aragon en France. Se basant sur une approche de recherche documentaire, le chorégraphe s'inspire des témoignages des six danseurs de la pièce et travaille à l'intégration scénographique de l'outil vidéo. Cette démarche donne lieu à une oeuvre où le rapport à l'autre est à la source de toute action. Le succès de cette pièce dépasse largement les frontières québécoises.

En mars 2004, le duo Pluie, pour un homme et une femme, débute magistralement la trilogie de la Climatologie des corps, qui se compose également du sextuor Temps de chien (2005) et du quintette Wave (2008). Ce triptyque s'inspire du climat comme métaphore des éléments extérieurs qui affectent la vie des êtres. Ces trois créations, qui voient respectivement le jour à l’Usine C, suscitent un engouement du public et de la critique au fil de leurs multiples périples des deux côtés de l’Atlantique.

En 2009, Sylvain Émard se démarque une fois de plus en créant Le Grand ContinentalMC au Festival TransAmériques (FTA). Cette œuvre hybride, à la croisée de la danse en ligne et de la danse contemporaine, met en scène une soixantaine de danseurs amateurs de tous âges et de tous horizons. En 2010, la distribution du spectacle se voit doubler. Rebaptisée Le Très Grand Continental pour l’occasion, la pièce remporte l’adhésion générale, lors de sa reprise au FTA, en juin 2010. Une cuvée mexicaine du spectacle, rebaptisé pour l’occasion El Gran Continental, prend l’affiche du Festival de México, en mars 2011. Cette version latine, inspirée des danses sociales locales, donne la vedette à 120 danseurs mexicains et remporte l’adhésion générale.

 

En mai 2011, Sylvain Émard offre une toute nouvelle version de son désormais célèbre Continental. Encore plus ambitieuse que ses deux précédentes moutures, Le Continental XL met en scène 200 danseurs amateurs et marque le coup d'envoi du 5e Festival TransAmériques, sur la place des Festivals, à Montréal. Un immense succès qui s’exportera au delà des frontières québécoise dans les années à vernir.


Parallèlement, à l'automne 2009, Sylvain Émard entame la création d'un nouveau cycle chorégraphique intitulé Fragments. Ce projet composé de deux phases, Volumes I et II, consiste en deux séries de courtes de pièces (solos et duos) constituant chacune un programme de soirée complet. Le Volume I de ce diptyque, inspiré de la notion d'urgence, donne la vedette à l'illustre comédienne Monique Miller et aux danseurs chevronnés Manuel Roque, Laurence Ramsay et Catherine Viau. Fragments - Volume I voit le jour au Festival Danse Canada en juin 2010. Cette création prend l'affiche de la série Danse Danse, coprésentée par la Saison Cinquième salle, en octobre 2011, avant de sillonner le Canada et l’Europe au printemps 2012. Ce spectacle est une coproduction de Sylvain Émard Danse et du Festival Danse Canada et a reçu le soutien du Goethe-Institut.

 

Le style unique et les qualités de créateur rigoureux et inventif permettent à Sylvain Émard d’œuvrer à titre de chorégraphe invité dans le milieu du théâtre, de l’opéra et du cinéma, ainsi que dans des institutions d’enseignement de la danse réputées. En 2004, Robert Lepage invite Sylvain Émard à chorégraphier l’opéra 1984 de Lorin Maazel, dont la première a lieu au Royal Opera House de Covent Garden à Londres. Toujours à l’invitation de Robert Lepage, Sylvain Émard dirige la reprise de cet opéra d’envergure à la légendaire Scala de Milan (2008) puis au Palais des Arts Reina Sofia à Valence, Espagne (2011).

 

Sylvain Émard, en plus d’être vice-président et membre fondateur de Circuit-Est centre chorégraphique, fait partie de plusieurs conseils d’administration et tables de concertation mises en place par le milieu. De 1992 à 1994, il est nommé président du conseil d’administration de Regroupement québécois de la danse puis agit à titre de vice-président de ce même organisme de 2000 à 2002.  Il est également membre du conseil d’administration des Prix du Gouverneur Général pour les Arts de la scène de 2000 à 2006. En 2003, il est nommé membre du comité de parrainage du Grand Théâtre de Lorient, en France. Tout récemment, il se voit nommer Personnalité de la semaine La Presse/Radio-Canada.