« Pas de doute, Rumeurs du chorégraphe montréalais Sylvain Émard est une grande oeuvre. Avec cette nouvelle création, il affirme non seulement sa personnalité chorégraphique et esthétique, mais se positionne définitivement parmi les meilleurs artistes du corps au pays. Oscillant constamment entre le rêve et la réalité, l'être humain, sa pensée, son imaginaire et ses souvenirs, Rumeurs demeure l'une de ces oeuvres plurielles, où l'ambivalence est une force. Aussi belle qu'émouvante, elle incite à une infinité d'interprétations, dans lesquelles les dimensions humaine, sociale, onirique et même kinesthésique, se conjuguent pour mieux exprimer. (...) Une oeuvre généreuse et authentique, à voir plus d'une fois. »
Andrée Martin, Le Devoir, Montréal, Canada, octobre 1996

« Splendidement écrite, lumineuse comme un Caravaggio et dansée sur la musique de Bertrand Chénier - aussi poétique qu'une oeuvre de Stravinsky -, Rumeurs est une chorégraphie somptueuse, créée devant une foule des plus enthousiastes. »
Michael Scott, The Vancouver Sun, Vancouver, Canada, juin 1996

« Elles sont troublantes les Rumeurs de Sylvain Émard. Troublantes, sombres et belles comme un requiem. Requiem pour un ami perdu qui a laissé ses mémoires dans le corps des cinq danseurs qui interprètent la nouvelle création du chorégraphe. (...) Ces Rumeurs avaient tout pour être applaudies au Festival Danse Canada en juin dernier. Après ce passage à L'Agora, gageons qu'elles n'ont pas fini de se propager. »
Manon Richard, La Presse, Montréal, Canada, octobre 1996

« Si vous vous êtes déjà demandé ce qu'était la danse québécoise et pourquoi elle jouissait d'une telle réputation internationale, la pièce Rumeurs du chorégraphe Sylvain Émard fournit la réponse. Dans le travail d'Émard, le moindre geste compte. De tous ces vacillements, ses écarts brusques, ces sauts, se dégage une grande force, une grande cohérence. Pas une seconde où les danseurs peuvent reprendre leur souffle ou se préparer pour la prochaine séquence. Le style d'Émard est rigoureux, viscéral, plein d'émotions retentissantes s'exprimant dans chaque angle qu'il donne à la tête et aux mains et par des torsions asymétriques. »
Linde Howe-Beck, The Gazette, Montréal, Canada, octobre 1996