Troisième volet du cycle de la Climatologie des corps
Une coproduction de Sylvain Émard Danse, de Station Zuid (Pays-Bas), du Grand Théâtre de Lorient (France) et de l'Usine C (Canada).

Contexte :
Le climat devient une métaphore de tout ce qui affecte la vie des êtres. Le temps qu’il fait, mais aussi le climat social, politique, professionnel, etc. La reconnaissance des influences de notre entourage immédiat et de ce qui se passe à plus grande échelle. La survie du connu constamment menacée. Le besoin de sécurité et de bouleversement. L’adaptation est plus que jamais à l’ordre du jour. À notre insu, souvent, les corps perçoivent, sans discrimination, une foule de signaux dont les provenances sont multiples, proches ou lointaines. Comment lit-on dans les corps ces transformations profondes ?

CHORÉGRAPHIE Sylvain Émard
INTERPRÈTES Karissa Barry, Claudine Hébert, Erika Leigh-Stirton, Catherine Viau et Megan Walbaum
CONSEILLÈRE ARTISTIQUE ET RÉPÉTITRICE Ginelle Chagnon
MUSIQUE ORIGINALE Michel F. Côté
VIDÉO Effe
SCÉNOGRAPHE Richard Lacroix
LUMIÈRE Etienne Boucher
COSTUMES François Saint-Aubin


Dans la foulée du succès remporté par Pluie (2004) et Temps de chien (2005), Sylvain Émard entame, en décembre 2007, la création de Wave, troisième et dernier chapitre du cycle de la Climatologie des corps. Sans être une dénonciation de la situation climatique actuelle et à venir, cette nouvelle pièce, portée par cinq danseuses exceptionnelles, explore notre capacité et notre désir individuels à nous fondre dans un environnement de plus en plus vaste et multidimensionnel; une nature dont les transformations, observables à l’échelle planétaire, semblent s’accélérer à un rythme effréné.

Face à ces mutations constantes, nos corps réagissent et oscillent entre la paralysie et l’agitation du désarroi. Peu à peu, nous acceptons l’idée d’une perte de contrôle de nos propres comportements. Et, tandis que certains s’accrochent à des dogmes, d’autres lâchent prise et se réfugient dans l’immédiateté des sens. Malgré l’imminence du danger, comment parvenons-nous à nous créer des points d’ancrage qui nous empêchent de tomber à la dérive ?

Pour mettre en œuvre toute cette dynamique, les cinq interprètes évoluent dans un environnement scénique épuré, parsemé d’accessoires inusités. Ce décor minimaliste mettra pleinement en relief le mouvement des corps. Des séquences vidéo pré-enregistrées seront projetées sur les danseuses et les accessoires afin d’amplifier l’impression de distorsion recherchée.

Le choix de travailler avec une distribution composée uniquement de femmes favorise notamment la mise en opposition de l’identité individuelle vs l’identité du groupe. L’ensemble du groupe représente la trame de fond sur laquelle se détachent les singularités de chacun, permettant ainsi une multiplicité d’expressions. Aussi, la volonté de Sylvain Émard de mettre en scène cinq interprètes féminines s’accompagne du désir de marquer de façon singulière la fin de ce cycle chorégraphique.

Au chapitre des collaborateurs, Sylvain Émard s'entourera, une fois de plus, de concepteurs de renom : Michel F. Côté à la musique, Effe à la vidéo, Etienne Boucher aux éclairages, Richard Lacroix à la scénographie et François Saint-Aubin aux costumes. Ginelle Chagnon, conseillère artistique et répétitrice, s'ajoute à cette liste de merveilleux complices.

Le travail de création de Wave s'est amorcé en décembre 2007 et culminera lors de sa première mondiale au Zeeland Nazomerfestival à Middelburg en Hollande, le 27 août 2008. S'en suivra alors deux performances à l'internationale tanzmesse nrw de Düsseldorf, le 29 août 2008. Par la suite, Wave poursuivra sa route dans les Pays-Bas, avant de prendre l'affiche de l'Usine C de Montréal pour sa première nord-américaine, du 9 au 20 septembre 2008. Ce projet bénéficiera de résidences de création à l'Usine C et à Circuit-Est centre chorégraphique.

Wave est une coproduction internationale de Sylvain Émard Danse (Canada), de Station Zuid (Pays-Bas), du Grand Théâtre de Lorient (France) et de l'Usine C (Canada).